Protection du vignoble : une histoire en mouvement

Même si l’emploi des produits phytosanitaires reste encore un pilier de la gestion des bioagresseurs en vigne, leur utilisation en Champagne a fortement baissé ces trente dernières années.

Temps de lecture : 3 minutes

Auteur : La Rédaction

Même si l’emploi des produits phytosanitaires reste encore un pilier de la gestion des bioagresseurs en vigne, leur utilisation en Champagne a fortement baissé ces trente dernières années.

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Confuser pour protéger

En Champagne, la confusion sexuelle s’impose comme l’une des réussites les plus marquantes de la protection durable du vignoble. Cette technique de biocontrôle, qui consiste à diffuser des phéromones pour désorienter les papillons ravageurs, est aujourd’hui la méthode la plus efficace pour limiter leur reproduction et protéger les grappes.

Introduite dès les années 1990 à l’échelle expérimentale, elle couvre désormais plus de la moitié de l’Appellation Champagne, plaçant la région en tête des vignobles français en proportion de surfaces engagées.
Mais au-delà de la performance technique, c’est surtout la dimension collective qui assure l’efficacité de cette lutte intégrée. Car la confusion sexuelle ne fonctionne que si elle est déployée de manière coordonnée et homogène sur de larges surfaces. Chaque année, dès le printemps, des centaines de viticulteurs se mobilisent pour installer les diffuseurs dans leurs vignes grâce à un maillage solide d’acteurs locaux : Unions locales du SGV, Association viticole champenoise, Comité Champagne et Chambres d’agriculture.

Parallèlement, de nouvelles technologies viennent enrichir cette dynamique, comme les diffuseurs dits « puffer ». Ces dispositifs programmables diffusent des bouffées de phéromones à intervalles ciblés et permettent de réduire fortement le nombre d’équipements à installer à l’hectare. S’ils offrent des gains logistiques intéressants, leur efficacité reste, elle aussi, conditionnée à une mise en œuvre collective et homogène.

En réduisant fortement le recours aux insecticides, la confusion sexuelle contribue à préserver la biodiversité et à répondre aux attentes environnementales.

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