Loches-sur-Ource, un village aux vertus thérapeutiques

25/07/22

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« Mais elles sont où les vignes ?… » Quand les visiteurs arrivant ici pour la première fois, attirés par la réputation des champagnes de ce terroir, se retrouvent sur la place du village, comme dans les rues avoisinantes d’ailleurs, la question fuse. Au cœur de Loches-sur-Ource, difficile, voire impossible d’apercevoir le moindre rang. Pourtant cette commune…

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Un havre de biodiversité

Lorsque Jean-Paul Richardot emmène dans les coteaux plantés de vignes des petits groupes circulant à VTT électrique, l’administrateur du SGV a un regard périphérique affûté sur la nature environnante. Il lui arrive souvent de croiser lièvres et chevreuils mais aussi de détecter nombre d’oiseaux qu’il fait découvrir aux visiteurs. Dans les rangs de vignes, il n’est pas rare de tomber sur un nid d’Alouette Lulu, par exemple (notre photo). « Un couple de cigognes noires est parfois visible, mais c’est assez rare car ces volatiles n’ont guère pour habitude de se montrer », indique celui qui est membre d’Aster Alba (connaissance et préservation de la flore et de la faune dans la Côte des Bar). Une autre de ses satisfactions est de voir que l’Ource, en retrouvant son écoulement, s’est régénérée. « Dans cette rivière classée première catégorie, on voit remonter le poisson ombre commun, notamment », se réjouit-il.

Oenotouristisme : « Le monde attire le monde ! »

Dans l’attente de trouver le bon gérant pour ce bel établissement, l’hôtel-restaurant communal « Au coeur des bulles » devrait rouvrir et redonner de l’animation au plein centre de Loches. C’est le voeu du maire et vigneron Michel Tassin qui, avec le conseil municipal, a missionné un cabinet de recrutement spécialisé afin de dénicher le bon profil de gestionnaire et relancer l’affaire. « Nous avons rénové le patrimoine et ouvert ce lieu il y a cinq ans. Nous continuons de travailler sur ce dossier touristique qui fait partie de nos priorités », affirme-t-il, en révélant que, par ailleurs, un projet de gîte se fait jour sur la commune, laquelle a conservé tant son agence postale que son école. En matière d’oenotourisme, et ce depuis longtemps, deux caves lochoises sont labellisées Vignobles & Découvertes, celles des champagnes Richardot et Amyot. Parmi les animations proposées, la première maison organise des balades à vélos électriques et la deuxième des randonnées pique-nique très prisées. « Nous accueillons beaucoup de touristes et surtout des Belges qui effectuent leurs emplettes dans divers domaines dans le secteur. Grâce au développement de l’oenotourisme, il n’est pas rare de vendre jusqu’à 500 bouteilles dans la propriété au cours d’un week-end », notent les exploitants qui multiplient ces moments d’échanges et de convivialité. Selon leurs estimations, ce type de vente aux particuliers représente près de 30 % de leurs expéditions : « Le monde attire le monde », clament-ils, décidés à ne pas s’arrêter en si bon chemin.

<p><strong>La Saint-Vincent fêtée… le 18 juin, un appel entendu</strong></p> <div id="attachment_38371" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><img aria-describedby="caption-attachment-38371" loading="lazy" class="size-medium wp-image-38371" src="https://www.lachampagneviticole.fr/wp-content/uploads/2022/07/saint-vincent-du-18-juin-IMG_68631-300x267.jpg" alt="" width="300" height="267" /><p id="caption-attachment-38371" class="wp-caption-text">Cette année, des médailles d’or ont honoré le travail de Michel Tassin, Philippe Truelle et Lionel Boudin. Une médaille de bronze à été remise à Guillaume Celce, par ailleurs félicité pour son BTS Viticulture Œnologie, également obtenu par Marceau Caullet. Enfin, diplôme de taille (avec mention Bien) pour Cécilia Clair.</p></div> <p>Cela peut paraître décalé… Mais quand on est attaché aux traditions, on n’hésite pas à bousculer un peu le calendrier. La preuve à Loches où la Saint Vincent 2022 ne s’est pas déroulée dans les frimas de janvier mais sous un cagniard estival, le 18 juin, jour où le thermomètre a frôlé les 40 degrés.<br /> « À cause de la crise sanitaire, nous n’avions pas pu tenir notre cérémonie cet hiver. Mais nous n’avons jamais lâché l’idée de célébrer ce temps fort dans la vie de nos vignerons et salariés, marqué par des remises de diplômes et médailles aux personnes méritantes », rapporte Annick Amyot, présidente d’une section locale du SGV très dynamique. Cette section, rappelle-t-elle, s’est formée dès 1911 et elle continue de rassembler les professionnels autour d’elle. Un des sujets de vigilance porte en ce moment sur la préservation des paysages viticoles alors que des dossiers de parcs éoliens et photovoltaïques se murmurent dans le secteur. « C’est une grosse préoccupation pour nous. Le classement à l’Unesco de la Champagne est important et il n’est pas question de laisser faire n’importe quoi dans notre belle région », estime-t-elle de concert avec Jean-Paul Richardot.</p>

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