Les robots poussent leurs pions dans les vignes

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La robotique avance à grands pas pour offrir des solutions innovantes capables d’accompagner les viticulteurs dans leurs actions du quotidien. Port de matériels, aide à la pulvérisation, à l’effeuillage et au désherbage figurent parmi les batteries de tests engagés avec ces machines en capacité d’optimiser les intrants, tout en allégeant la pénibilité pour le viticulteur…

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Coût d’achat et coût de revient

De type chenillard, un robot coûtera aux environs de 65 000 euros. Il faudra à cela rajouter 15 000 € en outils électriques de travail du sol. Avec 7 ans d’amortissement, une moyenne estimée, selon tests, de 7 passages par an, sur 2 demi-routes par passage (180 heures d’utilisation/an), les coûts fixes sont estimés à 9300 € par an environ. Soit un coût de revient par passage estimé à 225 € hors main-d’œuvre. Si l’on considère qu’avec un tracteur classique, le coût de revient monte à 120 à 200 € par hectare hors main-d’œuvre, la solution est chère mais pas totalement décalée. D’autant que les évolutions techniques devraient aussi pouvoir faire baisser les prix à terme.

Ancrage : un robot au service des vignes et de la RSE

Le robot Bakus prêt à entrer en action en Champagne. © Vitibot

Ancrage, filiale de l’Union auboise, est entrée au capital de Vitibot, société qui a donné naissance en Champagne au robot Bakus et a acquis le premier exemplaire appelé à être mis en service dans la Côte des Bar. « Il nous sera livré en avril. A travers cet investissement, nous nous inscrivons à la fois dans une démarche de progrès technologique, de solutions novatrices au service de l’environnement et de nos équipiers », indique Patrick Vignez. Le directeur de cette structure de prestation de services estime que toute entreprise doit « s’engager et progresser ». « On ne peut plus juste regarder, il faut aller de l’avant, en mettant des atouts de notre côté. Pour nous, ce robot est un véritable outil RSE (Responsabilité sociétale des entreprises). D’emblée, il va nous permettre de consommer moins d’énergie, de moins polluer, et moins tasser le sol… A compter de 2020, complètement équipé, il réduira de 50 % les applications de phytosanitaires. Sur le plan de la sécurité et de la santé des personnes, c’est un atout indéniable. Nos salariés, jeunes pour la plupart, appréhendent bien les nouvelles technologies. Ils sont en attente de telles solutions et nous accompagnent dans notre démarche. »

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