Une porte d’entrée discrète sur l’appellation Champagne

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Tout le monde connaît le péage de Montreuil-aux-Lions sur l’A4. On y passe souvent sans jamais s’arrêter pour tracer vite la route. En venant de Paris, la sortie invite pourtant à découvrir plusieurs petites communes viticoles qui forment une sorte de chapelet discret et charmant.   Qui y-a-il de commun entre Domptin, Bézu-le-Guéry et Montreuil-aux…

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Bézu-le-Guéry : ancienne terre de seigneurs

Des efforts d’embellissement pour Bézu-le-Guéry.

Bézu-le-Guéry était autrefois une vicomté, les seigneurs y étaient nombreux. Le dernier en date, De Forget, fut capitaine des fauconniers. Plus tard le comte de Boisrouvraye, capitaine de la chevalerie représente la région aux Etats Généraux. Le 10 juillet 1790, il siège à l’assemblée constituante. La chute de la monarchie le conduira à fuir. Il mourra en exil en 1800. La comtesse revient habiter le château de Villiers, proche de Bézu-le-Guéry, qui sera sauvé du désastre, alors que celui de Champvercy fut abandonné et détruit. Le village n’a pas souffert des bombardements durant la Première Guerre mondiale. Il y eu tout de même des escarmouches au début de 1914 entre les Britanniques et les arrière-gardes de l’armée allemande en retraite après la bataille de la Marne. Mais le village fut pillé par l’occupant puis occupé par les troupes françaises, puis la 2e division américaine qui occupèrent successivement les bois et les grandes fermes de La Longue, Larget et Ventelet. Le meunier est roi à Bézu-le-Guéry avec 23 hectares plantés. "Un premier pressoir privé a été créé en 2015. Il appartient à un exploitant qui presse pour son propre compte, commente Olivier Péricart, le président de la section locale du SGV. La commune compte surtout de nombreux coopérateurs et des vendeurs au kilo." Le vignoble est divisé en deux secteurs avec une exposition sud-sud-ouest favorable. "Le secteur est plutôt tardif mais se rapproche de la maturité des autres communes." Les vignerons locaux ont conduit plusieurs actions récemment. Dont l’aménagement de parcelles le long d’une voirie et la création d’une bande enherbée de cinq mètres pour sécuriser les manœuvres et retenir la terre. Selon Olivier Péricart, la proximité du péage n’a guère de retombées sur le vignoble même si des efforts d’embellissement de la commune ont été réalisés comme en témoigne la création d’une décoration sur le thème de la vigne dans le centre du village. Elle est renouvelée au fil des saisons par des bénévoles du village. "Nous faisons quand même partie des premiers vignobles de la Champagne en arrivant de Paris, souligne le président de la section locale du SGV. Le village a longtemps été connu grâce à Jean-Pierre Coffe qui y a vécu avant de faire de la radio et de la télévision."

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