Tous les chemins mènent à la Champagne

Depuis 70 ans, Champenois et visiteurs extérieurs ont vu fleurir ces panneaux aux bords des routes marnaises, puis auboises et axonaises. À l’ère du numérique, et avec la renaissance du tourisme rural, la Route Touristique du Champagne veut redevenir un outil incontournable de découverte du vignoble.

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Depuis 70 ans, Champenois et visiteurs extérieurs ont vu fleurir ces panneaux aux bords des routes marnaises, puis auboises et axonaises. À l’ère du numérique, et avec la renaissance du tourisme rural, la Route Touristique du Champagne veut redevenir un outil incontournable de découverte du vignoble.

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Retour en 1953

Le 26 septembre 1953, la Route touristique du Champagne est inaugurée en présence de Jacques Chastellain, Ministre des Travaux publics, des Transports et du Tourisme.

Le bulletin trimestriel du CIVC daté du 2e trimestre 1953 relate la genèse de ce projet : « Il suffirait à ces touristes de faire un détour insignifiant pour se trouver en plein cœur du vignoble. Il faut donc leur faire signe. […] Les impressions vécues marquent d’une façon indélébile, et constituent la plus efficace de toutes les propagandes. »

Les responsables de l’époque voulaient inciter les touristes à prendre le temps de visiter la Champagne : « La route sera tronçonnée de telle sorte que l’on pourra, à son gré, l’emprunter seulement sur une vingtaine de kilomètres, c’est-à-dire perdre une trentaine de minutes, ou sur trente ou soixante kilomètres si l’on est moins pressé. »

Si l’article vante nos « sites charmants et même très pittoresques », il souligne qu’un « effort de coquetterie est nécessaire dans les villages parcourus par la Route touristique du Champagne ». En 1953, le CIVC concédait qu’il était « évidemment impossible de faire plaisir à tout le monde », et notait qu’il faudrait à la Route touristique du Champagne « plusieurs années pour l’équiper, embellir les abords, les traversées de villages, la faire connaître au public… ».

Anecdote amusante : en 1953, la vigne est évoquée comme une « plante aussi singulière pour l’Anglais ou le Danois que l’est pour nous le bananier ou le cocotier »… Le changement climatique est passé par là, dans le Kent comme dans le Jutland…

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