Viviers-sur-Artaut, la résurrection d’un joyau aubois

Longtemps placée sous la bénédiction des Bénédictins, cette commune auboise peut être considérée comme une miraculée. Alors qu’elle avait été désertée après la crise du phylloxéra et les ravages de la Grande Guerre, Viviers-sur-Artaut a connu un renouveau inespéré grâce à un certain… Edgard Pisani, qui en fit un site pilote.

Temps de lecture : 4 minutes

Auteur : Philippe Schilde

Longtemps placée sous la bénédiction des Bénédictins, cette commune auboise peut être considérée comme une miraculée. Alors qu’elle avait été désertée après la crise du phylloxéra et les ravages de la Grande Guerre, Viviers-sur-Artaut a connu un renouveau inespéré grâce à un certain… Edgard Pisani, qui en fit un site pilote.

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Un point de vue remarquable conçu et aménagé il y a plus 20 ans

 

Quel panorama ! Du haut du point de vue aménagé en aire de pique-nique il y a deux décennies c’est une vallée singulière que l’on peut admirer dans toute sa profondeur – et sa splendeur -, sans rien louper du village de Viviers blotti en contrebas, dont le patrimoine est riche. De là, les férus de lecture du paysage découvrent de quelle manière l’Artaut a tracé un paisible sillon et comment les hommes ont façonné les coteaux après avoir éradiqué les friches. Les rangs de vigne grimpent jusqu’à l’orée de crêtes forestières.

Au-dessus des bois, l’on aperçoit les champs qui colorent les plateaux. « On voit loin et bien. Cette composition paysagère est typique de notre secteur très vallonné. Ce point de vue – dont il reste à notre conseil municipal à trouver enfin un nom évocateur – va figurer sur la Route des points de vue remarquable qui se dessine dans la Côte des Bar et qui sera un atout supplémentaire pour le développement du tourisme », note Vincent Grandpierre. Lui-même a apporté sa pierre en achetant et en rénovant le Prieuré de Viverie datant du XIIe siècle (ancienne possession de l’abbaye bénédictine de Montiéramey) qui est une sorte d’exception historique dans une région plus généralement placée sous l’influence des Cisterciens.

Avec son épouse Céline, il en a fait un site oenotouristique devenu un lieu-phare dans ces parages verdoyants. On peut y dormir et y déguster les champagnes du domaine (Robert-Grandpierre), le seul récoltant manipulant de Viviers.

Il existe d’autres possibilités d’hébergement dans cette localité : un gîte rural à proximité du lavoir et des chambres d’hôtes proposés par la famille Simpson, des Anglais tombés amoureux des lieux alors qu’ils allaient prospecter du côté de la Bourgogne.

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